Le Fragmentisme : reconstruction de la réalité, tout en couleur

Le Fragmentisme est un mouvement pictural fondé vers la fin des années 80. S’inspirant du Cubisme , cette technique consiste en la décomposition des formes, la dissymétrie et le rabattement des plans. Moins connu encore que les autres courants artistiques plus anciens, nous allons détailler ce mouvement dynamique et tout en couleur.

A l’origine du monde – Marie-Hélène Sola

Naissance du Fragmentisme

Inventé par l’artiste française Marie-Hélène Sola, le Fragmentisme a vu le jour vers la fin des années 80 et le début des années 90. Ce mouvement artistique se veut être l’héritier du cubisme. En effet, l’artiste a été particulièrement attiré par cette technique qui a fait la célébrité de Picasso. Ce goût pour la décomposition des formes, Marie-Hélène Sola en a fait sa force créatrice. C’est ainsi qu’elle est devenue la maîtresse de la dissymétrie et du rabattement des plans.

Les deux mouvements artistiques , qui sont le Cubisme et le Fragmentisme, sont très proches, car elles consistent en la décomposition de la réalité et en sa reconstruction, de manière subjective. Marie-Hélène Sola le définit aussi comme la synthèse entre deux univers : l’abstrait et le figuratif. Mais même si ce dernier courant artistique a quelques traits de ressemblance avec celui de Picasso, il reste assez innovant. Marie-Hélène Sola explique qu’il s’agit d’une démarche totalement personnelle, se traduisant par une dynamique d’enchaînements fragmentés et de rythmes colorés.

Danse – Jacques Drai

Les toiles fragmentistes et leurs évolutions

Concrètement, les toiles issues du courant de Fragmentisme se présentent sous forme de toile en puzzle, où des petits fragments viennent former un tout. Ces tableaux sont pétillants de couleur. L’artiste fragmentiste joue talentueusement avec l’alternance d’ombres et de lumières. Le résultat représente la vision du monde de l’artiste, qui a fini de reconstituer pièce par pièce, les éléments qu’il venait de fragmenter. 

Au début du XXIème siècle, la couleur et le support sont devenus des éléments importants et des critères essentiels des tableaux fragmentistes. C’est ainsi qu’est né le « Fragmentisme Evolutif ». Dans cette évolution, l’œuvre défie l’espace, car l’artiste ne se limite pas dans la zone définie de la toile. Par ce procédé, l’artiste veut restituer à la fois la lumière et le mouvement. 

Nu – Marie-Hélène Sola

Les artistes fragmentistes

Marie-Hélène Sola est l’initiatrice du mouvement artistique. Née à Millau, dans le sud de la France en 1955, elle est décédée en 2017. Elle prend des cours de peinture dès l’âge de 14 ans. Elle a, par la suite, étudie les beaux-arts à Nîmes et s’y est installée à partir de 1978. 

C’est dans les années 1990 que Marie-Hélène Sola a cofondé le mouvement Fragmentisme avec Jacques Drai et Mahivé. Elle a installé son atelier de vente au village des Baux-de-Provence en 2009 et elle expose régulièrement en France et à l’international, notamment en Allemagne, au Japon et en Grande-Bretagne. Certaines œuvres de Jacques Drai et de Mahivé sont aussi exposées dans l’atelier de Marie-Hélène Sola

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